LE JARDIN DE MEMOIRE : Nathalie Batisse, jardinière ethnobotaniste

La dame aux pervenches

En courant depuis son enfance les ruines et les villages perchés de sa vallée cantalienne de la Sumène, Odette Lapeyre, âme du jardin ethnobotanique d'Antignac, a sans conteste ouvert une nouvelle voie pour la recherche historique et ethnologique.

Alliant son amour des plantes à sa passion pour l'histoire, elle a relié l'un à l'autre en constatant sur les sites médiévaux, la présence d'une série de plantes que l'on savait, grâce aux sources historiques, cultivées aux moyen-âge. Mais difficile, lorsque l'on n'est ni botaniste, ni historienne, d'être prise au sérieux par la communauté scientifique. Néanmoins, devant les résultats obtenus, un universitaire clermontois commença à percevoir l'énorme potentiel de l'ethnobotanique appliquée à la prospection archéologique. C'est ainsi que Gabriel Fournier, l'universitaire des villes, soutînt Odette Lapeyre, la cantalienne des champs, dans son long travail de relevés systématiques des plantes médiévales sur les sites historiques.

Ces plantes sont maintenant présentées au public dans le jardin ethnobotanique d'Antignac. Odette Lapeyre, à la demande générale, vient de publier un ouvrage qui permet au grand public de faire connaissance avec tout ce petit peuple de plantes oubliées : « Plantes médiévales du jardin ethnobotanique d'Antignac » : un petit trésor, résultat de 60 années de recherches et de passion, disponible à la Maison du Patrimoine d'Antignac.

 
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06/06/2006
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